Symbolique des fleurs : histoire et origines

Symbolique des fleurs : histoire et origines

Les fleurs sont le symbole le plus ancien et le plus absolu de la grâce classique et de la beauté. J’aime flâner chez les bouquinistes, ou dénicher un vieil herbier dans ma bibliothèque, pour redécouvrir leurs origines et symbolique . Plonger dans l’Antiquité gréco-romaine, avec Flore, déesse du printemps, et Cérès, déesse de l’été et du printemps, sublimées par les légendes antiques d’Ovide, Homère et Virgile. Les voir bourgeonner et s’épanouir sous le pinceau des grands maîtres flamands du XVIIe siècle, qui avaient eux-mêmes rêvé aux évocations mythologiques de nos lointains ancêtres.

Les fleurs sont également omniprésentes dans de nombreuses religions. Comment envisager la religion bouddhiste et de nombreux cultes de l’Orient lointain sans les merveilleux lotus et pivoine ? Si les religions juive, musulmane ou protestante n’en font pas un élément central des funérailles, la religion catholique (spécialement au centre et du sud de l’Europe) les associe volontiers au Christ et à la Vierge. C’est d’ailleurs un point d’accord entre les classiques et les modernes, la monarchie et les Lumières, les révolutionnaires et les conservateurs : la beauté des fleurs est incontournable. Cette passion française pour les fleurs a même donné naissance à des dynasties de scientifiques comme les Jussieu, cette grande famille de botanistes. En même temps que les sciences naturelles, s’est développé un véritable art symbolique avec des compositions florales aux arrangements somptueux et décoratifs. En voici quelques clefs:

Botanique et symbolique des fleurs


La rose constitue, à l’origine, un des attributs de l’amour triomphant de Vénus puis de l’amour universel de la Vierge Marie, la « rose sans épines ». La rose rouge symbolise la passion, le sacrifice et l’amour divin rédempteur.

Blanche et légèrement parfumée, la fleur d’oranger est aussi la pureté et la chasteté de l’Immaculée. La jeune mariée la porte en signe de fertilité.

La grenade, et le grenadier forment le symbole de la fécondité de Marie, de la résurrection de Jésus, et de l’immortalité. Ouverte, elle est la charité chrétienne pour tous les hommes. Elle sera plus tard la concorde.

Lorsqu’Adonis meurt, de sa blessure naît l’anémone, signe de fertilité et de renaissance.

La tulipe était appréciée par les nécromanciens, symbole des vanités modernes, la collection, la curiosité. Quelquefois elle est reprise par le symbolisme chrétien comme image de la Grâce.

La virginité, la pureté, la chasteté de Marie mais aussi des saints dans leur innocence et leur félicité céleste sont symbolisées par le lis. Le lait de Junon fit la Voie lactée. Il s’en répandit sur terre pour donner naissance au lis, une espérance dans l’attente du bien et du beau.

L’ancolie se trouve dans le jardin de la Vierge. Les sept fleurs sont les dons du Saint Esprit : la foi, l’espérance et la charité sont les vertus théologales, la prudence, la justice, la tempérance et la force, vertus cardinales, manifestent la personne du Christ. Glissée parmi les symboles de la Passion, elle prend un caractère funéraire.

Le muguet évoque l’humilité et la douceur de la Vierge dans l’imagination médiévale, sa blancheur et son parfum délicat. Il fleurit au moment de l’Annonciation.

Attribut de Cérès, déesse de la fertilité et de Vénus, déesse de l’amour, le pavot est l’allégorie du sommeil et de la torpeur lorsqu’il est l’attribut de la Nuit. Dans le monde chrétien, le rouge, couleur du sang versé par le Christ l’assimile avec le blé, au symbole eucharistique.

Les pensées sont les fleurs du souvenir et de la méditation. Elle est par excellence la fleur de la Passion du Christ. Elle rappelle, par le nombre de ses pétales, les cinq plaies du Christ et par ses trois couleurs, la Trinité.

L’iris annonce la future royauté du Christ. Il est aussi symbole de la douleur de la Vierge, percée du glaive dont il rappelle la forme.

Le liseron aime les sous-bois, relie, attache comme le lierre. Bacchus le portait en couronne. Il est aphrodisiaque mais aussi mortel et funéraire.

Le lierre, c’est l’attachement jusqu’à la mort. Avec son feuillage toujours vert, l’éternité et l’immortelle renommée.

Symbole de la douleur du Christ et de la Vierge, le chardon est aussi, comme la châtaigne, l’image de la vertu protégée par ses piquants.

La myrte est la plante de Vénus, symbole de l’amour et du désir. Blanche comme la virginité, liée au monde des morts lorsqu’elle fait allusion à la couronne d’épines. Elle entremêle ses racines avec celles du grenadier et le rejoint dans l’image de la concorde et de l’amitié.

Le bleuet est évidemment couleur du paradis, il pousse dans les champs de blé. Il s’associe au blé pour souligner la double nature du Christ : sacrifice et rédemption. Il évoque l’image profane de l’été.

Le souvenir, la fleur du paradis et le salut de l’âme qui entre au royaume des Cieux sont symbolisés par le myosotis. Il soignait dans l’antiquité les maladies des yeux.

L’œillet symbolise la rédemption, la Passion du Christ et la victoire de l’amour sacré dans le monde divin, le symbole des fiançailles ou de la fidélité, l’attribut de l’odorat dans le monde profane.

Florence

Florence

Bonjour à toi, cher lecteur ou chère lectrice ! Je suis Florence, amoureuse des fleurs et décoratrice d'intérieur à mes heures perdues. La décoration florale n'a aucun secret pour moi, et j'ai dans ma boite à outils tout plein de conseils et de bonnes idées. Fervente amatrice de musique classique, de peinture, et d'art floral en général, j'espère vous faire découvrir ce qui me donne du pep's au quotidien !

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