Les fleurs de funérailles dans le monde

Les fleurs de funérailles dans le monde

Dans l’Egypte ancienne sous la Haute antiquité, ou désormais commandées sur internet, les fleurs destinées à honorer les disparus sont présentes dans de nombreuses cultures à toutes les époques. Elles sont autant destinées à célébrer la mémoire du défunt qu’à magnifier ses funérailles. Offrir des fleurs aux personnes qui quittent la vie est intimement lié à l’histoire de l’Humanité, même s’il s’agit d’un rituel qui peut varier d’un pays ou d’un siècle à l’autre. Leur signification n’est pas toujours identique et peut témoigner un souvenir heureux, un respect sobre ou encore représenter une offrande aux dieux. Néanmoins, il existe un point commun à toutes les traditions florales liées au deuil : ne pas les respecter, ou commettre des fautes de goût dans le choix des fleurs, est souvent très mal perçu. Tour du monde des fleurs de funérailles.

En Europe, des fleurs plutôt au Sud


Les cultures nordiques sont particulièrement marquées par une culture protestante puissante, comme en Allemagne ou en Scandinavie. Il n’y est pas interdit d’offrir des fleurs lors des funérailles mais il est plutôt de témoigner sur sa relation au défunt et sur son souvenir en prenant la parole lors d’un moment de partage.

Dans la culture catholique, plus ancrée en Europe de l’Ouest et du Sud, les fleurs sont un élément clef des obsèques: elles doivent être sobres et ne pas perturber ce temps de recueillement. En France, les chrysanthèmes sont depuis la Première guerre mondiale la fleur qui symbolise cet hommage aux défunts. Cependant d’autres variétés sont plébiscitées comme les œillets ou les lys. Les fleurs de teinte claire, comme des roses blanches, peuvent illustrer le respect et la pureté des sentiments, envers les aînés notamment. C’est aussi la couleur de l’innocence, privilégiée lors de la perte d’un enfant par exemple. Parfois des roses rouges peuvent être utilisées entre conjoints pour exprimer la passion du veuf ou de la veuve envers son cher disparu.

Les pays où les couleurs vives dominent


Tandis que dans les cultures occidentales, il est souvent mal perçu d’arborer ou de d’offrir des fleurs aux couleurs qui pourraient être jugées agressives ou déplacées, d’autres continents leur font la part belle. En Asie, le rouge vif est certes réservé aux occasions heureuses et symbolise la prospérité et la chance, il est donc malvenu de l’utiliser lors des funérailles. En revanche le jaune, comme celui des chrysanthèmes, est très présent lors des cérémonies au Japon ou en Chine.

Photo d’une tombe japonaise recouverte de fleurs de funérailles

Au Mexique, c’est même l’orange qui est utilisé pour exprimer ses sentiments envers les défunts. Lors du jour des mort, nul ne peut ignorer les flamboyantes tiges de “cempoalxochitl”, ces superbes fleurs d’un orange intense qui est aussi un hommage sacré à la vie et à ceux que le disparu laisse derrière lui. A Hawaï, c’est aussi une tradition haute en couleur qui domine puisque le “lei”, fameux collier de fleurs mondialement réputé, est de plus en plus souvent accroché dans les lieux qui étaient chers à la personne décédée.

Les cultures où les fleurs sont proscrites


Enfin, il existe des cultures bien sûr où les fleurs n’occupent que peu ou pas de place dans les temps de funérailles. C’est par exemple le cas dans les pays arabo-musulmans, où il n’est pas d’usage d’offrir des fleurs ni au défunt ni à sa famille mais plutôt de l’argent ou de la nourriture, pour des obsèques qui ont lieu dans les 24h du décès mais peuvent donner lieu à plusieurs jours de deuil. Dans la culture hindoue, les fleurs sont généralement proscrites aussi, lors de la crémation.

Dans la très ancienne religion juive, les fleurs sont également absentes du rituel mortuaire. Le défunt ne reçoit pas de fleurs, pas davantage que ses proches ou sa famille. Elles n’ont pas non plus leur place à la synagogue ni au cimetière. Comme l’enterrement musulman, l’enterrement juif est fortement marqué par sa simplicité et le dépouillement qui caractérise le rapport du croyant à son créateur. Cette sobriété n’empêche pas de déposer, sur la tombe du défunt, de petites pierres ou de petits messages de papier glissés dans les interstices. Il s’agit de manifester une peine et un hommage plus durables que ce que vivent les fleurs…

Léa

Léa

Globe-trotteuse dans l'âme, je viens du sud de la France mais je parcours le monde depuis que je suis ado ! Ce que j'aime le plus lors de mes excursions, c'est découvrir de nouvelles cultures et des paysages époustouflants. Habituée des festivals, j'aime également me rendre à l'étranger lors de fêtes, carnavals et occasions en tout genre. Peut-être me croiserez-vous un jour, sac à dos sur les épaules, et appareil photo autour du cou.

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