Les jardins suspendus de Babylone: zoom sur la 7e merveille du monde

Les jardins suspendus de Babylone: zoom sur la 7e merveille du monde

Etes-vous capable de citer de tête les sept merveilles du monde ? Pas de panique, très peu de personnes sont en mesure d’énumérer plus de un ou deux noms…Petit tour d’horizon: il s’agit de la majestueuse pyramide de Khéops à Gizeh, du temple d’Artémis à Éphèse, du colosse de Rhodes, de la statue de Zeus à Olympie, du mausolée d’Halicarnasse, et évidemment du phare d’Alexandrie qu’on ne présente plus grâce à Claude François. Allez, petite devinette encore plus difficile: il manque à cette liste la septième merveille, quelle est-elle ? Il s’agit des Jardins suspendus de Babylone ! Elle est un peu à part, parce qu’elle est la seule à ne se trouver ni en Egypte, ni en Grèce. Mais je l’aime particulièrement pour une autre raison: si d’aventure l’envie nous prend d’aller visiter ce lieu mythique, il faudra d’abord…le trouver ! Sa localisation précise est encore inconnue, et très disputée par les spécialistes, qui s’interrogent même sur son existence réelle un jour. Allez, je vous emmène sur les traces de la plus étonnante des 7 merveilles du monde : les mystérieux Jardins de Babylone.

Une architecture légendaire…

Les jardins suspendus de Babylone sont entrés dans la légende et dans l’Histoire notamment parce que leur origine est incroyablement romantique. On raconte que c’est Nabuchodonosor II, roi néo-babylonien du VIe siècle avant JC, fils de Nabopolassar, qui les fit littéralement sortir du sol pour faire plaisir à Amytis de Médie, sa chère et tendre. Celle-ci se languissait des bois et des montagnes de son pays natal, c’est pourquoi le roi lui fit bâtir des jardins luxuriants en plein Moyen-Orient actuel. Il s’agit donc d’une prouesse architecturale qui devait marquer longtemps les esprits, dans la région et dans le monde.

A quoi ressemblaient ces incroyables jardins suspendus ? Il est difficile de les décrire avec précision puisque les fouilles archéologiques n’ont pas permis de retrouver leurs fondations pour l’instant, et les sources historiques divergent depuis longtemps sur ce point. Mais ils tirent leur nom de leur construction en hauteur, probablement par l’utilisation de terrasses qui donnaient l’impression sur un étendue assez vaste d’un jardin flottant dans le ciel. Certains auteurs évoquent une construction en pierres, d’autres plutôt en briques (qui était plutôt le matériau de construction utilisé dans la région à l’époque). Strabon par exemple fait de longues descriptions détaillées d’arches qui permettent de soutenir et d’irriguer ce monument végétal hors-norme. Toute la construction des jardins supendus, souvent décrits dans la littérature ou représentés dans la peinture, est un défi à l’imagination. Et d’ailleurs, c’est là que le bât blesse…Evidemment, j’aurais adoré visité une telle merveille mais j’ai appris que même son existence n’est pas tout à fait certaine !

…et une pure légende ?

C’est assez surprenant, vu le statut exceptionnel des jardins suspendus de Babylone, mais les historiens débattent encore très fortement de la véracité de leur existence. Diodore de Sicile, Philon d’Alexandrie, Strabon, Quinte Curce : de nombreux auteurs antiques ont évoqué les jardins mais en se basant eux-mêmes sur d’autres écrits, dont certains sont sujets à caution ou comportent des erreurs. A l’inverse certains des plus grands historiens comme Hérodote, pourtant presque contemporain de la construction des jardins, et ayant vécu dans la région, n’en disent absolument rien. Enfin, les fouilles archéologiques sur les sites dans l’ancienne Babylone n’ont jamais permis de découvrir la moindre trace de ces jardins, alors même qu’elles permis de mieux connaître des éléments clefs de l’architecture babylonienne comme les exceptionnels remparts qui ont sa réputation pendant des siècles. Tout cela est d’autant plus troublant que les descriptions des jardins les placent évidemment dans un ensemble palatial, c’est-à-dire qu’ils devraient se situer non loin des bâtiments royaux déjà mis au jour.

Certains historiens considèrent donc qu’il s’agit d’une simple invention un peu romanesque, destinée à embellir la réputation de cette cité déjà mythique. D’autres, comme l’assyriologue Stéphanie Dalley, avancent une thèse originale et loin d’être farfelue, en se basant avec les ressemblances avec l’architecture et les traditions d’Assyrie en vigueur à l’époque : les jardins suspendus ne se seraient pas situés à Babylone, mais dans la ville voisine de Ninive ! Il y a peu de chances que le mystère soit percé un jour mais nous pouvons toujours faire une visite imaginaire…forcément merveilleuse !

Dylan

Dylan

Véritable métier-passion, être fleuriste a toujours résonné comme une évidence. Ce que je préfère ? Pouvoir laisser libre court à mon imagination en créant des bouquets et compositions débordant d'énergie et de vitamines ! Aujourd'hui c'est avec plaisir que je vous partage mon expérience, mes astuces et mes conseils.

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